Notre profession de foi

Une image du bonheur : chercheur et BIATSS regardant dans la même direction

Nous présentons des candidats pour le collège T du Conseil d’Administration de Sorbonne Université.

Nous pensons que la défense du service public passe par la réduction des inégalités et de la précarité. Nous voulons combattre l’individualisme, la mise en concurrence et les inégalités en renforçant la collégialité et le travail collaboratif. Dans ce but, nous vous proposons des mesures concrètes.

Notre profession de foi en PDF : PF BINSS

1. Agir sur les conditions de travail

La fusion et les réorganisations de service menacent les conditions de travail de tous, contractuels comme titulaires, c’est pourquoi nous nous engageons à organiser une concertation des personnels sur les réorganisations de services récemment achevées ou en cours, et à étudier, avant toute décision importante, ses effets sur nos conditions de travail.

Nous veillerons à ce que la fusion aboutisse à un alignement par le haut de nos conditions de travail et de nos droits : indemnités, temps de travail, congés, droits à formation et aide sociale, etc. Nous agirons pour la mise en place d’une politique de formation des personnels qui ne se limite pas à la simple adaptation au poste de travail, mais qui leur permette d’acquérir d’autres compétences ou de changer de métier s’ils le désirent. Nous veillerons aussi à ce que la fusion n’occasionne aucune mobilité forcée ni suppression de postes.

Nous agirons pour un fonctionnement qui décloisonne les services administratifs et redonne de l’initiative aux agents et pour garantir à chacun les moyens d’exercer sereinement son métier et de se concentrer sur ses missions fondamentales.

2. Réduire les inégalités et repenser la politique de primes

Première réaction après une brève présentation de 2h45 sur le RIFSEEP…

Depuis 2008 et la Prime de Fonctions et Résultats (PFR) qui introduit une rémunération variable selon le bon vouloir de la hiérarchie, les rémunérations des BIATSS et ITA (dont les régimes indemnitaires sont déjà très variables, avec des primes « statutaires » qui représentent déjà une grosse partie des rémunérations, jusqu’à 40% pour certaines catégories) sont de plus en plus variables et individualisées. Dernière réforme ministérielle en date : le Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement Professionnel (RIFSEEP), permet d’aller encore plus loin dans l’arbitraire : ce sont les fonctions exercées et la « manière de servir » (critère forcément subjectif !) qui vont déterminer une part de plus en plus importante de nos rémunérations.

Nous sommes attachés aux principes de responsabilité et d’indépendance qui sont à l’origine du statut des fonctionnaires. Or ces principes sont mis à mal par cette gestion des carrières « à la tête du client », sans parler de la souffrance liée à la mise en concurrence des agents et aux pressions hiérarchiques.

Nous refuserons de mettre en œuvre ces « innovations ». Si nous ne pouvons pas supprimer les primes individualisées au profit d’une augmentation des traitements (dont les grilles sont décidées par le ministère), nous pouvons les utiliser de manière à limiter l’arbitraire et réduire les inégalités. Nous favoriserons une politique indemnitaire transparente qui ne soit pas soumise à l’appréciation subjective du supérieur hiérarchique.

3. Lutter contre la précarité et développer l’emploi public

L’autonomie des universités a permis la réduction des effectifs permanents et la précarisation des emplois, parallèlement à une forte augmentation des besoins en compétences administratives (finances, gestion des personnel et du patrimoine…). Sous prétexte de « repyramidage » et de revalorisation des bas salaires (depuis longtemps rattrapés par le SMIC…), des métiers sont externalisés et disparaissent de la fonction publique. On voit bien souvent deux ou trois postes de catégorie C supprimés au profit d’un unique poste d’encadrement. La main d’œuvre manquante suite à ces mouvements de personnels est compensée par une surcharge de travail pour les collègues, par l’embauche de précaires, ou même par des emplois étudiants dans le cas des bibliothèques. Ces emplois (précaires et étudiants) impliquent une gestion administrative lourde, car une seule personne signe parfois plusieurs contrats pour différentes missions.

Quizz ! Cet agent en CDD vient : – de demander une augmentation ? – de tenter d’obtenir un prêt immobilier ?

Pour les collègues concernés, la précarité implique une absence de perspectives à moyen terme, une vie sociale et familiale instable, des problèmes d’accès au logement, parfois des mobilités forcées… De plus, les enquêtes réalisées montrent que la précarité renforce les rapports de domination, non seulement entre les agents non-statutaires et leur hiérarchie, mais aussi entre statutaires et non-statutaires de fonctions et diplômes équivalents.

Nous agirons pour mettre fin au recrutement de précaires assurant des besoins permanents, et accorder à tous les contractuels des garanties essentielles (prime de précarité, délais raisonnables pour déclencher le paiement du salaire en début de contrat, ou de l’indemnité de chômage le cas échéant) et des conditions de travail et de carrière similaires à celles des titulaires (calcul des rémunérations et de leur progression selon la grille indiciaire correspondante).

Nous refuserons les suppressions et les gels de postes et nous militerons pour la création d’emplois statutaires indispensables au bon fonctionnement de l’établissement et à la résorption de la précarité.

Nous défendrons les statuts des personnels (AENES, BIB, ITRF, etc.), leurs spécificités et leur complémentarité qui font l’efficience des universités, et nous nous opposerons à l’externalisation de missions.